Ce qu'il faut retenir
- Quel est le rendement moyen d'un fonds d'infrastructure ?
- Les fonds d'infrastructure sont-ils liquides ?
- Les infrastructures protègent-elles contre l'inflation ?
- Quelle part de mon patrimoine consacrer aux infrastructures ?
Les infrastructures constituent une classe d'actifs à part entière, prisée par les investisseurs institutionnels pour sa résilience et ses flux de trésorerie prévisibles. Routes à péage, aéroports, réseaux d'énergie, centres de données, télécommunications : ces actifs essentiels génèrent des revenus récurrents souvent indexés sur l'inflation. Longtemps réservé aux grands institutionnels, ce marché s'ouvre progressivement aux investisseurs particuliers via des fonds spécialisés.
Pourquoi investir dans les infrastructures
Les infrastructures présentent plusieurs caractéristiques attractives pour un portefeuille patrimonial. Elles offrent des revenus réguliers et prévisibles grâce aux contrats de concession et aux tarifs réglementés. Leur corrélation avec les marchés actions est faible, ce qui en fait un excellent outil de diversification. Les revenus sont souvent indexés sur l'inflation, offrant une protection naturelle contre l'érosion monétaire. Enfin, les barrières à l'entrée élevées (monopoles naturels, régulations) limitent la concurrence et protègent les marges.
Les différents segments d'investissement
- Infrastructures de transport : autoroutes, ponts, tunnels, aéroports, ports maritimes
- Infrastructures énergétiques : réseaux de distribution électrique, gazoducs, centrales de production
- Infrastructures numériques : centres de données, tours de télécommunications, fibre optique
- Infrastructures sociales : hôpitaux, écoles, prisons dans le cadre de partenariats public-privé
- Infrastructures environnementales : usines de traitement des eaux, installations de recyclage
Les véhicules d'investissement accessibles aux particuliers
Plusieurs solutions permettent aux particuliers d'accéder à cette classe d'actifs. Les fonds d'infrastructure non cotés (FPCI ou FCPR) offrent une exposition directe aux projets, avec des tickets d'entrée à partir de 10 000 euros et des durées de blocage de 8 à 12 ans. Les ELTIF (European Long-Term Investment Funds) constituent un cadre européen dédié avec un ticket d'entrée abaissé à 10 000 euros depuis la réforme ELTIF 2.0. Les ETF et fonds cotés spécialisés en infrastructure permettent un accès liquide dès quelques centaines d'euros via un PEA ou un compte-titres.
Rendements attendus et historiques
Les fonds d'infrastructure non cotés ont historiquement délivré des rendements nets de 7 à 10 % par an, dont 4 à 6 % de rendement courant (distributions) et 3 à 4 % de plus-value en capital. Les fonds cotés ont affiché des performances plus volatiles mais comparables sur longue période. La composante rendement est particulièrement attractive dans un environnement de taux élevés, car les revenus d'infrastructure sont contractuels et prévisibles sur des horizons de 20 à 30 ans.
À retenir
ℹ️ À savoir : le plan France 2030 prévoit 54 milliards d'euros d'investissements dans les infrastructures numériques, énergétiques et de transport. Le besoin mondial en infrastructures est estimé à 3 700 milliards de dollars par an d'ici 2035 selon le Global Infrastructure Hub.
Risques spécifiques à prendre en compte
Malgré leur caractère défensif, les infrastructures comportent des risques. Le risque politique et réglementaire est le plus significatif : modification des tarifs réglementés, nationalisation, changement de cadre fiscal. Le risque de construction concerne les projets greenfield (nouveaux) qui peuvent subir des dépassements de coûts et de délais. Le risque de volume touche les infrastructures dont les revenus dépendent de la fréquentation (aéroports, autoroutes). Enfin, le risque de liquidité est élevé pour les fonds non cotés, avec des durées de blocage de 8 à 12 ans.
Fiscalité et enveloppes adaptées
Les fonds d'infrastructure cotés peuvent être logés dans un PEA (pour les fonds européens), un compte-titres ou une assurance-vie. Les FCPR et FPCI bénéficient d'une exonération d'impôt sur les plus-values (hors prélèvements sociaux) pour les personnes physiques qui conservent leurs parts au moins cinq ans. Les ELTIF sont éligibles à l'assurance-vie depuis la réforme de 2023. Le choix de l'enveloppe fiscale dépend de l'horizon d'investissement et de la situation patrimoniale de l'investisseur.
Se faire accompagner
L'investissement en infrastructure nécessite une analyse approfondie des sous-jacents et des structures juridiques. Finalib vous connecte avec des conseillers en gestion de patrimoine spécialisés pour identifier les fonds adaptés à votre profil et optimiser leur intégration fiscale.
Ce qu'il faut retenir
- Quel est le rendement moyen d'un fonds d'infrastructure ?
- Les fonds d'infrastructure sont-ils liquides ?
- Les infrastructures protègent-elles contre l'inflation ?
- Quelle part de mon patrimoine consacrer aux infrastructures ?
Questions fréquentes
Claire Fontaine
Conseillère en gestion de patrimoine (CGP), certifiée AMF
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