Micro-BIC et micro-BNC : les régimes simplifiés de l'entrepreneur
Les régimes micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux) et micro-BNC (bénéfices non commerciaux) constituent les régimes fiscaux simplifiés destinés aux petites entreprises individuelles et auto-entrepreneurs. En 2026, les seuils et modalités ont été ajustés pour tenir compte de l'évolution économique.
Les seuils applicables en 2026
Micro-BIC
Le régime micro-BIC s'applique aux activités commerciales, artisanales et industrielles, ainsi qu'aux locations meublées non professionnelles (LMNP).
| Type d'activité | Seuil CA HT 2026 | Abattement forfaitaire |
|----------------|-----------------|----------------------|
| Vente de marchandises | 188 700 € | 71 % |
| Prestations de services BIC | 77 700 € | 50 % |
| Location meublée classique | 77 700 € | 50 % |
| Meublés de tourisme non classés | 15 000 € | 30 % |
| Meublés de tourisme classés | 188 700 € | 71 % |
| Chambres d'hôtes | 188 700 € | 71 % |
Micro-BNC
Le régime micro-BNC concerne les professions libérales et les activités non commerciales (consultants, formateurs, développeurs, auteurs).
- Seuil CA HT 2026 : 77 700 €
- Abattement forfaitaire : 34 % (minimum 305 €)
Attention
Attention : les seuils s'apprécient sur le chiffre d'affaires HT de l'année civile précédente. Un dépassement ponctuel sur une année est toléré, mais un dépassement deux années consécutives entraîne le basculement au régime réel.
L'abattement forfaitaire : comment ça fonctionne ?
L'abattement forfaitaire remplace la déduction des charges réelles. L'administration fiscale considère que vos charges professionnelles représentent un pourcentage fixe de votre chiffre d'affaires.
Exemple pour un consultant en micro-BNC :
- Chiffre d'affaires annuel : 60 000 €
- Abattement de 34 % : 20 400 €
- Bénéfice imposable : 39 600 €
- Ce bénéfice est ajouté aux autres revenus du foyer et soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu
À retenir
Quand le réel est-il plus avantageux ? Si vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire, le régime réel devient préférable. Un [fiscaliste](/professions/fiscaliste) peut réaliser une simulation comparative pour déterminer le régime optimal.
Obligations déclaratives en micro-entreprise
Obligations comptables simplifiées
- Livre des recettes chronologique
- Registre des achats (micro-BIC vente uniquement)
- Conservation des factures et pièces justificatives (10 ans)
- Facturation conforme aux mentions obligatoires
Déclarations fiscales
- Déclaration de revenus : report du CA brut sur la déclaration 2042-C-PRO (cases 5KO/5KP pour micro-BIC, 5HQ pour micro-BNC)
- TVA : franchise en base de TVA (pas de collecte ni de déduction) tant que les seuils de franchise sont respectés
- CFE : cotisation foncière des entreprises due dès la 2e année d'activité
Seuils de franchise de TVA 2026
| Activité | Seuil de base | Seuil majoré |
|----------|--------------|-------------|
| Vente de marchandises | 91 900 € | 101 000 € |
| Prestations de services | 36 800 € | 39 100 € |
Cotisations sociales des micro-entrepreneurs
Les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d'affaires brut, selon des taux forfaitaires :
- Vente de marchandises : 12,3 %
- Prestations de services BIC : 21,2 %
- Professions libérales BNC (hors CIPAV) : 21,1 %
- Professions libérales CIPAV : 21,2 %
Quand passer au régime réel ?
Le passage au réel s'impose dans plusieurs situations :
- Charges réelles élevées : loyer professionnel, matériel, sous-traitance, déplacements fréquents
- Investissements importants : amortissements non déductibles en micro
- Déficit à imputer : le régime micro ne permet pas de créer de déficit
- Crédits d'impôt : le [CIR/CII](/blog/credit-impot-recherche-cir-cii-2026) n'est accessible qu'au réel
- Optimisation TVA : récupération de la TVA sur les achats
Conseil
Conseil pratique : faites réaliser une simulation comparative par un [expert-comptable](/professions/expert-comptable) ou un [fiscaliste](/experts) avant de choisir. Le mauvais régime peut vous coûter plusieurs milliers d'euros par an.
Les pièges courants à éviter
- Oublier de déclarer le CA à l'URSSAF même en cas de CA nul
- Dépasser les seuils de TVA sans s'en rendre compte
- Ne pas anticiper le basculement au réel en cas de croissance
- Confondre chiffre d'affaires et bénéfice pour le calcul de l'impôt
- Négliger la CFE et recevoir des majorations
Utilisez nos [simulateurs fiscaux](/simulateurs) pour estimer votre imposition selon les différents régimes et trouvez un [professionnel qualifié](/experts) pour vous accompagner.
---
Fiscaliste ou expert-comptable ? [Rejoignez Finalib](/inscription-expert) pour accompagner les entrepreneurs dans le choix de leur régime fiscal.
Sophie Martin
Avocate fiscaliste, barreau de Paris
L'équipe de rédaction Finalib s'appuie sur des experts certifiés pour vous fournir des conseils fiables et à jour en matière financière, juridique et patrimoniale.
Besoin d'un accompagnement personnalisé ?
Nos experts certifiés sont disponibles pour répondre à vos questions et vous guider dans vos démarches.
Consulter un expert