Taxe d'habitation 2026 : ce qui change pour les résidences secondaires
Depuis la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales achevée en 2023, cette taxe subsiste uniquement pour les résidences secondaires et les logements vacants. En 2026, plusieurs évolutions impactent les propriétaires.
Rappel du mécanisme
La taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) est due par le propriétaire ou l'occupant au 1er janvier de l'année d'imposition. Elle est calculée sur la valeur locative cadastrale du bien, à laquelle s'appliquent les taux votés par les collectivités locales (commune et intercommunalité).
La valeur locative cadastrale a été revalorisée de 3,9 % en 2025 et de 2,8 % en 2026, reflétant l'évolution de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Cette revalorisation mécanique augmente la base d'imposition.
La majoration en zones tendues
Dans les communes situées en zone tendue (zones A, A bis et B1 du zonage immobilier), le conseil municipal peut voter une majoration de 5 % à 60 % de la part communale de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires.
En 2026, plus de 3 700 communes sont éligibles à cette majoration, contre 1 100 initialement. Les grandes métropoles (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice) appliquent généralement le taux maximal de 60 %.
Par exemple, pour une résidence secondaire à Paris avec une valeur locative de 10 000 euros et un taux communal de 13,5 %, la taxe de base s'élève à 1 350 euros, majorée de 60 % soit 810 euros, pour un total de 2 160 euros.
Exonérations et dégrèvements
Certaines situations permettent d'échapper à la majoration :
- Obligation professionnelle : les personnes contraintes de résider dans un lieu différent de leur habitation principale pour des raisons professionnelles
- Hébergement en établissement : les personnes âgées ou handicapées hébergées en EHPAD ou en foyer qui conservent la jouissance de leur ancien domicile
- Impossibilité d'affecter le logement à un usage d'habitation principale : pour des raisons indépendantes de la volonté du propriétaire
La demande d'exonération doit être adressée au centre des impôts dont dépend le bien, avant le 31 décembre de l'année précédant celle de l'imposition.
Stratégies d'optimisation
Plusieurs pistes existent pour réduire la charge fiscale liée aux résidences secondaires :
Contestation de la valeur locative : si la valeur locative cadastrale paraît disproportionnée, il est possible de la contester auprès de l'administration fiscale. Un [fiscaliste compétent](/professions/fiscaliste) peut vous accompagner dans cette démarche.
Location saisonnière : la mise en location meublée touristique peut permettre de générer des revenus compensant partiellement la fiscalité, tout en conservant l'usage personnel du bien. Attention cependant à la réglementation locale (autorisation de changement d'usage, numéro d'enregistrement).
Transformation en résidence principale : si vous passez la majorité de votre temps dans votre résidence secondaire, un changement de domiciliation fiscale peut être envisagé.
Consultez un [expert fiscal](/experts) pour analyser votre situation personnelle et identifier les solutions les plus adaptées. Nos [simulateurs d'impôts](/simulateurs) vous permettent d'estimer votre taxe d'habitation.
Pour aller plus loin, consultez notre article sur la [taxe sur les logements vacants](/blog/taxe-logements-vacants-tlv-2026).
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Sophie Martin
Avocate fiscaliste, barreau de Paris
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