Le Crédit d'Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) a été supprimé au 1er janvier 2021, remplacé par MaPrimeRénov' et un ensemble d'aides complémentaires. En 2026, le paysage des aides à la rénovation énergétique est plus structuré mais aussi plus complexe, avec des dispositifs cumulables permettant de financer jusqu'à 90 % du coût des travaux pour les ménages les plus modestes. Voici un panorama complet des aides disponibles et de leurs conditions d'accès.
MaPrimeRénov' : le dispositif central en 2026
MaPrimeRénov' est désormais la principale aide de l'État pour la rénovation énergétique des logements. En 2026, elle se décline en deux parcours. Le parcours par geste finance des travaux isolés (isolation, chauffage, ventilation) avec des montants variant selon les revenus du ménage et le type de travaux : de 300 euros pour un chauffe-eau solaire en catégorie « revenus supérieurs » à 11 000 euros pour une pompe à chaleur géothermique en catégorie « revenus très modestes ». Le parcours accompagné (rénovation d'ampleur) vise un gain de 2 classes énergétiques minimum sur le DPE et peut atteindre 63 000 euros d'aide pour les ménages très modestes (plafond de travaux à 70 000 euros HT). Le cumul des aides MaPrimeRénov' est plafonné à 90 000 euros sur 5 ans. Depuis 2024, un accompagnateur Rénov' agréé (Mon Accompagnateur Rénov') est obligatoire pour le parcours accompagné et pour les travaux supérieurs à 5 000 euros d'aide.
Éco-PTZ et Certificats d'Économies d'Énergie (CEE)
L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet de financer le reste à charge sans intérêts. En 2026, le montant maximum est de 50 000 euros pour une rénovation d'ampleur (gain de 35 % de performance énergétique minimum), 30 000 euros pour un bouquet de 3 travaux ou plus, 25 000 euros pour 2 travaux et 15 000 euros pour un geste isolé. La durée de remboursement peut aller jusqu'à 20 ans. L'éco-PTZ est cumulable avec MaPrimeRénov' sans condition de ressources. Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) sont des primes versées par les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, TotalEnergies) en contrepartie de travaux d'économies d'énergie. Les montants varient selon le type de travaux et la zone climatique : de 100 à 4 000 euros selon les opérations. Le dispositif « Coup de pouce chauffage » permet des primes bonifiées pour le remplacement d'une chaudière fioul ou gaz par une pompe à chaleur ou un système biomasse.
TVA réduite et aides locales
Les travaux de rénovation énergétique bénéficient d'un taux de TVA réduit à 5,5 % (au lieu de 20 %), appliqué directement sur la facture par l'artisan. Ce taux concerne les travaux d'amélioration de la performance énergétique (isolation, chauffage, ventilation) dans les logements achevés depuis plus de 2 ans, que ce soit une résidence principale ou secondaire. L'installation de bornes de recharge pour véhicules électriques bénéficie d'un crédit d'impôt de 300 euros par point de charge (500 euros en copropriété), et de la TVA à 5,5 %. Par ailleurs, de nombreuses collectivités locales proposent des aides complémentaires : éco-chèque régional, subventions des agences départementales, aides des métropoles. Le cumul de toutes ces aides peut couvrir jusqu'à 90 % du coût des travaux pour un ménage aux revenus très modestes réalisant une rénovation d'ampleur.
Conditions d'éligibilité et démarches
Pour bénéficier de MaPrimeRénov' et de l'éco-PTZ, le logement doit être une résidence principale (sauf exception pour les bailleurs dans la limite de 3 logements). Les travaux doivent être réalisés par un artisan RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). La demande MaPrimeRénov' se fait en ligne sur maprimerenov.gouv.fr avant le démarrage des travaux. Les ménages sont classés en 4 catégories de revenus (très modestes, modestes, intermédiaires, supérieurs) selon le revenu fiscal de référence et la composition du foyer. Depuis 2024, les logements classés F ou G au DPE (passoires thermiques) doivent obligatoirement passer par le parcours accompagné pour bénéficier des aides. Un [avocat fiscaliste](/professions/avocat-fiscaliste) ou un conseiller France Rénov' peut vous aider à optimiser le cumul des dispositifs selon votre situation.
FAQ
Un bailleur peut-il bénéficier de MaPrimeRénov' ?
Oui, depuis 2021, les propriétaires bailleurs peuvent bénéficier de MaPrimeRénov' dans la limite de 3 logements mis en location. Le bailleur s'engage à louer le logement en résidence principale pendant au moins 6 ans après les travaux. Les plafonds d'aide sont identiques à ceux des propriétaires occupants, modulés selon les revenus du bailleur et le type de travaux réalisés.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov' et éco-PTZ ?
Oui, le cumul est possible et même encouragé. Depuis 2022, l'éco-PTZ « MaPrimeRénov' » permet de financer le reste à charge des travaux ayant fait l'objet d'une décision d'attribution MaPrimeRénov', dans la limite de 30 000 euros. La demande d'éco-PTZ complémentaire se fait en banque en présentant la notification d'attribution de MaPrimeRénov'. Pour approfondir, consultez notre article sur [MaPrimeRénov' 2026](/blog/maprimerenov-2026-montants-et-cumul-eco-ptz).
Une copropriété peut-elle bénéficier des aides ?
Oui, le dispositif MaPrimeRénov' Copropriétés finance les travaux votés en assemblée générale pour les parties communes ou les travaux d'intérêt collectif. L'aide s'élève à 30 % du montant des travaux HT (plafonné à 25 000 euros par logement), majorée de 20 % pour les copropriétés fragiles. Le syndic dépose la demande au nom de la copropriété. Les aides individuelles CEE et MaPrimeRénov' restent cumulables pour les copropriétaires à titre personnel.
Sophie Martin
Avocate fiscaliste
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